Le préfet du Val-d'Oise a refusé d'accorder le permis de construire pour l'implantation d'une usine de méthanisation sur la commune du Mesnil-Aubry.
C'est un soulagement pour les opposants au projet.
Mais les porteurs du projet envisagent d'engager un recours en s'appuyant sur les faiblesses des motifs avancés par le Préfet pour son refus.
La mobilisation reste donc plus que jamais nécessaire.
L’installation d'une unité de méthanisation agricole dans la commune du Mesnil-Aubry (Val-d'Oise) est fortement compromise. La préfecture vient de refuser la demande de permis de construire d'un
équipement sur 3 hectares déposé par quatre agriculteurs réunis au sein de la société Biogaz du Pays de France.
Dans sa décision, le préfet invoque deux éléments pour motiver sa décision. D'abord, l'installation de l'unité se heurte au refus de la municipalité de participer au financement du raccordement
de ligne EDF, sur près de 1.800 mètres, pour un montant de 100.000 euros. Ensuite, la préfecture pointe la question du chemin d'accès au site. Celui-ci ne supporterait pas, selon les services de
l’État, une hausse du trafic trop intense et ne garantirait pas les conditions de sécurité de croisement avec les autres véhicules.
Surpris, les associés de Biogaz du Pays de France ont deux mois pour contester la décision de la préfecture et fournir de nouveaux éléments susceptibles de lever les obstacles administratifs à
leur projet.
Ils comptent aussi faire reconnaître son intérêt économique dans la crise énergétique et la flambée du prix du gaz.
Autant dire que cette affaire est loin d'être terminée et que la mobilisation reste d'actualité.
