La possible fusion des trésoreries de ces deux hôpitaux du Val-d’Oise et de Seine-Saint-Denis fait bondir élus, médecins et personnels.
Ils craignent que cette mesure soit le prélude à la fusion juridique des 2 établissements, avec de lourdes conséquences sur l’accès aux soins.
Ces deux centres hospitaliers sont déjà rassemblés depuis 2016 dans le groupement hospitalier de territoire (GHT) de la Plaine de France.
La fusion des trésoreries ne peut être interprétée que comme la première étape d’une fusion juridique des deux hôpitaux, potentiellement lourde de conséquences.
Si les établissements de Saint-Denis et de Gonesse devenaient un seul et même hôpital au sens juridique, sa direction pourrait imaginer des rotations de personnels : par exemple des gardes une
fois dans le 93, une fois dans le 95
… donc une offre de soins moins importante.
Ce serait totalement ingérable.
L’hôpital de Gonesse est déjà saturé, avec un gros problème de surcharge et de sous-effectifs.
C’est le dernier point d’accueil hospitalier public dans l’est du Val-d’Oise qui est devenu un véritable désert médical.
Il reste seulement un ou deux pédiatres pour l’est du département : ce qui a conduit à tripler le nombre de passages aux urgences pédiatriques. Certaines autres spécialités ont disparu de
l’établissement, comme l’ORL.
Même si l’Agence régionale de santé (ARS) d' Ile de France se défend officiellement de vouloir fusionner les deux hôpitaux, chacun garde bien en tête l’exemple du GHT Nord Ouest Vexin -
Val-d’Oise, où la pédiatrie est partie à Pontoise au détriment des patients de Beaumont.
